Plan banlieue : de la poudre aux yeux.
Une fois encore le président de la République s'efforce de récupérer les attentes de la population. Il tente de culpabiliser et d'isoler les habitants et habitantes des quartiers populaires, le tout légitimé par la notion d'"excellence". Les sommes prévues sont dérisoires au regard des besoins: rien de sérieux, ni pour le logement, ni pour l'emploi, ni pour les transports; par contre il agite la menace du bâton pour les jeunes et la proposition d'écoles de la deuxième chance dissimule la liquidation progressive des Zones d'Education Prioritaire et des services publics.
Les 138 000 euros que M. Estrosi a dilapidés pour son voyage en jet privé auraient été mieux employés dans les banlieues. Mais le candidat Estrosi préfère parader dans les quartiers en utilisant sa fonction de président du Conseil général pour convoquer des associations de terrain dont la survie dépend des subventions du département.
L'heure est à la mobilisation citoyenne pour imposer une autre politique basée sur l'écologie et le partage des richesses, le droit au logement et l'emploi stable, l'égalité des droits et la démocratie active, ainsi que la relance des services publics, sans laquelle aucune politique de la ville ne peut donner le moindre résultat. Dans l'immédiat exigeons, de M. Estrosi et du maire actuel que soit prolongée sans délai la ligne 1 de tramway jusqu'à l'Ariane.